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Intersections | Culture du viol et continuum des violences
Publié le 21 juillet 2026 – Mis à jour le 21 juillet 2026
Par Johanna Lenne-Cornuez, Maîtresse de conférences à la Faculté de Philosophie de l’Université Jean Moulin Lyon 3 et membre de l'Institut de recherches philosophiques de Lyon (IRPhiL).
Résumé :
Cet article de philosophie politique et juridique examine les difficultés posées par la prise en compte de la critique féministe de la culture du viol et par l’incorporation de la notion de continuum de violences par le droit pénal.
La culture du viol désigne un ensemble de mythes et de stéréotypes qui conduisent à minimiser, voire érotiser, les violences fondées sur le genre ; elle repose sur un continuum de violences qui brouille la frontière, réputée étanche, entre les actes « ordinaires » et les actes criminels, et entre le rapport sexuel consenti et le viol.
La première partie de l’article s’intéresse à l’instrumentalisation répressive du premier aspect de ce continuum, ainsi qu’aux difficultés que pose au féminisme une focalisation sur la lutte contre l’impunité des auteurs de ces violences.
La deuxième partie de l’article examine les difficultés de l’incorporation par la technique juridique du second aspect du continuum, dans la redéfinition pénale du viol.
L’enjeu général de cette contribution est de discerner les tensions politiques et juridiques qui ressortent des réformes pénales dont l’objectif est de prendre en compte la critique de la culture du viol.
Article paru le 19 juin 2026 dans le n° 5 d'Intersections. Revue semestrielle Genre & Droit, dont l'ambition est de susciter des recherches juridiques mobilisant le genre en France et de les rendre visibles.
► Lire l'article complet (accessible en texte intégral) :
https://revue-intersections.parisnanterre.fr/index.php/accueil/article/view/176/197 (version pdf)
https://revue-intersections.parisnanterre.fr/index.php/accueil/article/view/176/198 (version html)
Cet article de philosophie politique et juridique examine les difficultés posées par la prise en compte de la critique féministe de la culture du viol et par l’incorporation de la notion de continuum de violences par le droit pénal.
La culture du viol désigne un ensemble de mythes et de stéréotypes qui conduisent à minimiser, voire érotiser, les violences fondées sur le genre ; elle repose sur un continuum de violences qui brouille la frontière, réputée étanche, entre les actes « ordinaires » et les actes criminels, et entre le rapport sexuel consenti et le viol.
La première partie de l’article s’intéresse à l’instrumentalisation répressive du premier aspect de ce continuum, ainsi qu’aux difficultés que pose au féminisme une focalisation sur la lutte contre l’impunité des auteurs de ces violences.
La deuxième partie de l’article examine les difficultés de l’incorporation par la technique juridique du second aspect du continuum, dans la redéfinition pénale du viol.
L’enjeu général de cette contribution est de discerner les tensions politiques et juridiques qui ressortent des réformes pénales dont l’objectif est de prendre en compte la critique de la culture du viol.
Article paru le 19 juin 2026 dans le n° 5 d'Intersections. Revue semestrielle Genre & Droit, dont l'ambition est de susciter des recherches juridiques mobilisant le genre en France et de les rendre visibles.
► Lire l'article complet (accessible en texte intégral) :
https://revue-intersections.parisnanterre.fr/index.php/accueil/article/view/176/197 (version pdf)
https://revue-intersections.parisnanterre.fr/index.php/accueil/article/view/176/198 (version html)
L'auteure
Mise à jour : 21 juillet 2026
