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Éthique - Philosophie - Esthétique
17230026 - Esthétique contemporaine
| Niveau de diplôme | |
|---|---|
| Crédits ECTS | 6 |
| Volume horaire total | 24 |
| Volume horaire CM | 24 |
Responsables
Contenu
Master 2 - Semestre 3 - Année universitaire 2026-27
Enseignante : Audrey RIEBER
Titre du cours : L'art rend visible
Programme du cours :
Le cours prend pour point de départ la fameuse formule de Paul Klee : « L’art ne rend pas le visible, il rend visible ». Cette expression, tirée de Théorie de l’art moderne (1920), invite à interroger le rapport de l’art à la nature (imitation), la puissance cognitive et la portée métaphysique des œuvres d’art ainsi que l’activité créatrice. Quelle est cette visibilité à laquelle seul l’artiste pourrait nous donner accès et quelles sont les voies d’une telle manifestation ? De Maurice Merleau-Ponty à Gilles Deleuze en passant par Theodor W. Adorno, les philosophes parmi les plus importants du XXe siècle n’ont eu de cesse de se référer à Klee pour théoriser leur propre conception de l’art ou développer des réflexions sur des thématiques telles que l’histoire – c’est par exemple le cas de Walter Benjamin qui possédait d’ailleurs deux œuvres de Klee.
En prenant pour fil directeur la pensée picturale et plastique (das bildnerische Denken) de Paul Klee, le cours traversera l’esthétique philosophique contemporaine, dans ses différentes approches : phénoménologie, théorie critique, iconologie, formalisme, théorie de la différence, notamment. Une séance hors les murs dans une institution culturelle accompagnera la réflexion.
Enseignante : Audrey RIEBER
Titre du cours : L'art rend visible
Programme du cours :
Le cours prend pour point de départ la fameuse formule de Paul Klee : « L’art ne rend pas le visible, il rend visible ». Cette expression, tirée de Théorie de l’art moderne (1920), invite à interroger le rapport de l’art à la nature (imitation), la puissance cognitive et la portée métaphysique des œuvres d’art ainsi que l’activité créatrice. Quelle est cette visibilité à laquelle seul l’artiste pourrait nous donner accès et quelles sont les voies d’une telle manifestation ? De Maurice Merleau-Ponty à Gilles Deleuze en passant par Theodor W. Adorno, les philosophes parmi les plus importants du XXe siècle n’ont eu de cesse de se référer à Klee pour théoriser leur propre conception de l’art ou développer des réflexions sur des thématiques telles que l’histoire – c’est par exemple le cas de Walter Benjamin qui possédait d’ailleurs deux œuvres de Klee.
En prenant pour fil directeur la pensée picturale et plastique (das bildnerische Denken) de Paul Klee, le cours traversera l’esthétique philosophique contemporaine, dans ses différentes approches : phénoménologie, théorie critique, iconologie, formalisme, théorie de la différence, notamment. Une séance hors les murs dans une institution culturelle accompagnera la réflexion.
Bibliographie
Des extraits seront fournis et travaillés en cours.
- Adorno Theodor W., Théorie esthétique [1970], éd. Rolf Tiedemann, trad. Marc Jimenez, Paris, Klincksieck, 2020, extraits.
- Benjamin Walter, Sur le concept d’histoire, thèse IX (à propos d’un tableau de Paul Klee intitulé Angelus Novus), trad. Olivier Mannoni, Paris, Payot, 2013.
- Damisch Hubert, Fenêtre jaune cadmium. Ou les dessous de la peinture, Paris, Seuil, 1984, extraits.
- Deleuze Gilles, Francis Bacon. Logique de la sensation, Paris, Éditions de la différence, 1981, chap. 8.
- Deleuze Gilles, Guattari Félix, Mille plateaux, Paris, Éditions de Minuit, 1980, « Souvenirs et devenirs, points et blocs », p. 355-366.
- Foucault Michel, « L’homme est-il mort ? » (entretien avec C. Bonnefoy, juin 1966), in : Dits et écrits, Paris, Gallimard, 2001, t. 1, éd. Daniel Defert et François Ewald avec Jacques Lagrange, p. 540-544.
- Greenberg Clement, « An Essay on Paul Klee » [1950], in : Clement Greenberg. The Collected Essays and Criticism, Chicago, Chicago University Press, 1993, vol. 3, p. 3-13.
- Klee Paul, Théorie de l’art moderne, éd. et trad. Pierre-Henri Gonthier, Paris, Gallimard, Folio essais, 1998.
- Maldiney Henri, « L’esthétique des rythmes » [1967], in : Regard parole espace, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1973, p. 147-172, section II « De la forme au rythme », p. 153-158.
- Merleau-Ponty Maurice, L’œil et l’esprit, Paris, Gallimard, 1960, chap. 4.
- Panofsky Dora et Erwin, La boîte de Pandore, Les métamorphoses d’un symbole mythique [1956], trad. M. Sissung, Paris, Hazan, 1990, chap. 8.
Contrôles des connaissances
Contrôle continu (CC)
Formations dont fait partie ce cours
Renseignements pratiques
Faculté de Philosophie
Adresse postale :
1C avenue des Frères Lumière
CS 78242
69372 Lyon Cedex 08
Sur Internet
Adresse postale :
1C avenue des Frères Lumière
CS 78242
69372 Lyon Cedex 08
Sur Internet
Mise à jour : 13 juillet 2026
