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Plonger dans l’insalubre ou comment repenser le cycle de l’eau comme un cycle de don. Le cas des travailleurs égoutiers

Cécile Nou & Claire Harpet

Publié le 28 juillet 2017 Mis à jour le 28 juillet 2017

Article publié le 24 mai 2017 dans la Revue du MAUSS.

Sur la base d’enquêtes de terrain menées auprès d’égoutiers et de travailleurs de l’assainissement, l’article interroge le rapport que nous entretenons à nos eaux usées, plus généralement à nos rejets, et évalue les implications sociales, environnementales et symboliques de leur prise en charge. L’ambivalence constitutive du métier d’égoutier, entre déconsidération et dégoût d’une part et reconnaissance de son utilité de l’autre, témoigne de la marginalisation des enjeux écologiques dus à la présence et à l’activité humaine. Quelle évolution de la perception de l’insalubrité peut-elle favoriser l’insertion des eaux usées dans un cycle de l’eau durable ?
Cet article propose de penser le cycle de l’eau que les acteurs de l’assainissement s’efforcent de rétablir, comme un cycle de dons engagés à l’égard de la nature. Replacer l’activité humaine dans un tel cycle permettrait de réévaluer les métiers de l’assainissement et de donner une nouvelle visibilité aux travailleurs.

Cécile Nou est docteur en Philosophie ; Claire Harpet est docteur en Anthropologie, Université Jean Moulin Lyon 3.


Pour citer cet article : Cécile Nou & Claire Harpet, « Plonger dans l’insalubre ou comment repenser le cycle de l’eau comme un cycle de don. , Le cas des travailleurs égoutiers. », Revue du MAUSS permanente, 24 mai 2017 [en ligne].
http://www.journaldumauss.net/./?Plonger-dans-l-insalubre-ou


Mise à jour : 28 juillet 2017