17240050 - Philosophie politique et juridique
| Niveau de diplôme | |
|---|---|
| Volume horaire total | 24 |
| Volume horaire CM | 24 |
Responsables
Contenu
Master 1 - Semestre 1 - Année universitaire 2026-27
Cours commun Master 1 mention Philosophie et Master 1 mention Histoire de la philosophie
Enseignant : Emmanuel CENTI
Titre du cours : Le droit de résistance
Programme du cours :
Le cours interrogera le concept du droit de résistance. Reconnu, avec la liberté, la propriété et la sûreté, au nombre des « droits naturels imprescriptibles » de l’article 2 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789, ce dernier semble constituer un objet plus radicalement problématique pour la philosophie politique. L’idée d’un droit de résistance affirme qu’il est légitime de rompre le lien d’obligation à l’autorité politique, y compris par la violence, lorsque celle-ci opprime ceux qui en dépendent. Mais peut-il être légitime de rompre le lien d’obligation ? Comment instituer cette légitimité pour lui donner un droit de cité ? Corrélativement, un ordre politique peut-il contenir en son fondement la possibilité pour les sujets de suspendre l’obligation qui lui est pourtant due, sans être incohérent ?
On se demandera quelle est la modalité de rupture de ce lien d’obligation. S’agit-il simplement d’éliminer le tyran, d’une révolte, d’une insurrection, d’une désobéissance, d’une rébellion séditieuse ou bien d’une résistance ? Quelle distinction conceptuelle faire entre ces différentes notions, si tant est que cela soit possible, et qu’en tirer ?
Le cours abordera ainsi les difficultés conceptuelles propres au droit de résistance en interrogeant la tradition philosophique ancienne, moderne et contemporaine, tout en examinant le corpus juridique.
Cours commun Master 1 mention Philosophie et Master 1 mention Histoire de la philosophie
Enseignant : Emmanuel CENTI
Titre du cours : Le droit de résistance
Programme du cours :
Le cours interrogera le concept du droit de résistance. Reconnu, avec la liberté, la propriété et la sûreté, au nombre des « droits naturels imprescriptibles » de l’article 2 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789, ce dernier semble constituer un objet plus radicalement problématique pour la philosophie politique. L’idée d’un droit de résistance affirme qu’il est légitime de rompre le lien d’obligation à l’autorité politique, y compris par la violence, lorsque celle-ci opprime ceux qui en dépendent. Mais peut-il être légitime de rompre le lien d’obligation ? Comment instituer cette légitimité pour lui donner un droit de cité ? Corrélativement, un ordre politique peut-il contenir en son fondement la possibilité pour les sujets de suspendre l’obligation qui lui est pourtant due, sans être incohérent ?
On se demandera quelle est la modalité de rupture de ce lien d’obligation. S’agit-il simplement d’éliminer le tyran, d’une révolte, d’une insurrection, d’une désobéissance, d’une rébellion séditieuse ou bien d’une résistance ? Quelle distinction conceptuelle faire entre ces différentes notions, si tant est que cela soit possible, et qu’en tirer ?
Le cours abordera ainsi les difficultés conceptuelles propres au droit de résistance en interrogeant la tradition philosophique ancienne, moderne et contemporaine, tout en examinant le corpus juridique.
Bibliographie
À titre d’introduction, il est conseillé de lire l’article « Droit de résistance » du Dictionnaire de philosophie politique, Raynaud et Rials (dir.), PUF.
Bibliographie indicative
Pour approfondir
Bibliographie indicative
- Platon, Apologie de Socrate, Criton, GF, trad. Brisson ; La République, GF, notamment les livres VIII-IX, trad. Leroux.
- Aristote, Les Politiques, notamment les livres III et V, trad. Pellegrin.
- Machiavel, Discours sur la première décade de Tite-Live, Belles Lettres.
- Hobbes, Léviathan, Folio, trad. Mairet (la traduction Tricaud chez Dalloz pourra être consultée).
- Locke, Le second traité du gouvernement civil, PUF, trad. Spitz.
- Kant, Doctrine du droit, GF, trad. Renaut.
- Thoreau, Henry D., La désobéissance civile, choix d’édition libre.
- Arendt, « La désobéissance civile », in Du mensonge à la violence, Calmann-Lévy.
- Rawls, Théorie de la justice, Seuil, notamment le chapitre 6, « Devoir et obligation ».
- Delmas C., Le devoir de résister. Apologie de la désobéissance incivile, Hermann.
Pour approfondir
- Le Droit de résistance, Zancarini (dir.), ENS Éditions. Accès en ligne : https://books.openedition.org/enseditions/25230?lang=fr
Contrôles des connaissances
Contrôle continu (CC)
Crédits ECTS :
Crédits ECTS :
- Master Histoire de la philosophie : 4
- Master Philosophie : 5
Formations dont fait partie ce cours
- Master Culture et santé
- Master Logique, Histoire et Philosophie des Sciences et des Technologies
- Double diplôme franco-italien de Master en Philosophie contemporaine
- Master Histoire de la philosophie
- Master Philosophie
- Master Transition écologique : éthique et environnement (TREE)
- Master Philosophie contemporaine
- Master Philosophie politique, juridique et éthique