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Faculté de Philosophie - Université Jean Moulin Lyon 3

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KEMAJOU NKOUEDJE ép. PONTHUS Laure

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La politique culturelle de la République Populaire de Chine en Afrique subsaharienne francophone de la conférence de Bandung à 2015 : soixante ans d’instrumentalisation de la culture

Mise à jour : 10 octobre 2017

Thèse en Lettres, Langues, Linguistique et Arts, soutenue le 9 octobre 2017.

Depuis le début du vingt-et-unième siècle, la République Populaire de Chine (RPC) est engagée dans une spectaculaire offensive de charme sur le continent africain. Cette stratégie chinoise n’est pas nouvelle et s’inscrit dans le cadre légal fixé par la Déclaration finale de la conférence de Bandung de 1955. Depuis cette date, et davantage depuis la création du FOCAC en 2000, l’importance de l’Afrique dans la quête d’influence globale de la Chine Populaire n’a cessé de croitre, alliant désormais influence économique et influence culturelle. L’Afrique subsaharienne francophone est un terrain propice à l’étude de cette nouvelle stratégie chinoise. Ce cadre spatial nous permet de constater qu’à travers les Instituts Confucius, les médias publics chinois et la médecine chinoise dite « traditionnelle » (MTC), les dirigeants chinois entendent tout mettre en œuvre afin de préserver leurs intérêts économiques en Afrique et faciliter l’intégration de leurs entreprises et communautés diasporiques. Précisons tout de même qu’à travers l’apprentissage du mandarin, les africains parviennent à tirer avantage de ce soft power chinois. Toutefois, la relative intégration des chinois, le caractère propagandiste des IC et médias chinois, ainsi que le recourt par les entreprises chinoises basées en Afrique à de l’importation de main d’œuvre, pratique encore en vigueur aujourd’hui, contribuent à ternir l’image de la Chine Populaire auprès des opinions publiques africaines. En outre, cette percée culturelle chinoise en Afrique subsaharienne francophone a eu un impact notoire sur la diplomatie culturelle du partenaire historique, la France, mais aussi sur la Francophonie. De ce fait, elle contribue à une redéfinition des rapports de forces et a induit l’émergence de partenariats trilatéraux.

Since the beginning of the twenty-first century, the People's Republic of China (PRC) has embarked in a spectacular charm offensive in Africa. This Chinese strategy is not new and falls within the legal framework established by the Bandung Final Declaration of 1955. Since then, and particularly since the establishing of FOCAC in 2000, the importance of Africa for the Global influence of the People's Republic of China has continued to grow, combining economic influence with cultural influence. Francophone sub-Saharan Africa is a good ground for studying this new Chinese strategy. This space frame allows us to see through the Confucius Institutes, the Chinese public media and the “traditional Chinese medicine (TCM)”, the Chinese leaders intend to make every effort to preserve their economic interests in Africa and facilitate the integration of their businesses and diasporic communities. It should be noted that Africans are able to take advantage of this Chinese soft power. However, the relative integration of Chinese, the propagandist character of IC and the Chinese media, as well as the importation of labor by the Chinese companies’ bases in Africa, contribute to tarnish the image of Popular China among African public opinion. In addition, this Chinese cultural breakthrough in francophone sub-Saharan Africa has had an endless impact on the cultural diplomacy of the historical partner, France, and also on Francophonie. As a result, it contributes to a redefinition of the balance of power and to the emergence of trilateral partnerships.

Mots-clés :
Soft power, offensive de charme, Cultural Studies, Institut Confucius, Chine, Afrique.

Keywords :
Soft power, charm offensive, Cultural Studies, Confucius Institute, China, Africa.

Directeur(s).trice(s) de thèse : M. Grégory LEE

 
Membres du jury :
Mme Vanessa FRANGVILLE, Chargée de cours HDR, Université Libre de Bruxelles, Belgique,
M. Guy LAVOREL, Professeur des universités émérite, Université Jean Moulin Lyon 3,
M. Grégory LEE, Professeur des universités, Université Jean Moulin Lyon 3,
Mme Carmen MENDES, Professora auxiliar, Universidade de Coimbra (Portugal),
M. Florent VILLARD, Professeur des universités, IEP, Rennes.

Président.e du jury : M. Guy LAVOREL

Equipe d'accueil
: IETT
 
Décision : Admis

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Mise à jour : 10 octobre 2017